Christian Troadec 2017

Christian Troadec est né à Carhaix dans le Finistère le 24 mars 1966. Il a 50 ans.

DES ENGAGEMENTS MULTIPLES…

ENTREPRENDRE

Licencié d’histoire, journaliste de formation, il a le désir de doter sa région natale, le Poher, d’un outil d’information adapté au territoire. Il crée Poher Hebdo, un hebdomadaire généraliste d’informations locales, qu’il dirigera pendant 3 ans, jusqu’en 1999.
Soucieux d’expériences nouvelles, il investit son temps et son argent dans la brasserie Coreff, installée à Morlaix. En 2005, il pilote le déménagement de l’entreprise à Carhaix, puis, en 2008, cède ses parts.
En 2014, il accompagne le projet d’implantation sur sa commune de l’usine Synutra, à capitaux chinois. Plus de 400 millions d’investissements au total pour près de 700 emplois à la clé. Cette usine fournira, entre autre, de la poudre de lait à la Chine.

POUR SON TERRITOIRE

Passionné d’histoire, Christian Troadec ne pouvait que s’engager en politique. A  Carhaix, sa ville , il franchit la première marche, celle de la mairie, qu’il gagne en 2001.
Un an après, en 2002, il s’engage dans l’aventure des législatives dans le Finistère, puis en 2004 ce seront les élections régionales, en union avec l’UDB et les Verts. Christian Troadec devient conseiller régional de Bretagne. En 2008, il lance le mouvement « Nous te ferons, Bretagne », en vue des élections régionales de 2010. Ne pouvant se maintenir au second tour, il apporte son soutien à la liste EELV-UDB. En 2010, le MBP (Mouvement Bretagne Progrès) est créé, avec certains de ses colistiers des régionales.
Réélu maire de Carhaix en 2008, reconduit en 2014, à chaque fois avec plus de 68 % des suffrages, il deviendra conseiller général du Finistère en mars 2011. Aux élections législatives de 2012, il est crédité de près de 20%. En 2015 il est réélu conseiller départemental avec près de 67 % des voix.
Dernier parcours électoral en date, celui des régionales de 2015, en lien, là aussi avec l’UDB. La plate-forme MBP-UDB devient la quatrième force politique de Bretagne.

POUR LA POPULATION ET AVEC ELLE

En mars 2008 l’Agence Régionale de Santé annonce la probable fermeture des services maternité et chirurgie de l’hôpital de sa ville. Christian Troadec est évidemment en première ligne pour refuser la disparition de ce service public si précieux pour sa région. Après une très forte mobilisation de la population l’arrêté de fermeture est annulé par le Tribunal Administratif de Rennes.
En 2013, sur décision de l’Etat et sans concertation, la mise en place des portiques de la très mal nommée « écotaxe » sur les principales voies de communication de Bretagne, se fait sur fond de grave crise au sein de grandes entreprises agroalimentaires. Aucune alternative crédible et immédiate au transport routier n’est alors proposée, contrairement à l’Allemagne ou la rénovation du réseau ferroviaire avait précédé la mise en place de la taxe sur les poids-lourds. Cette décision irréfléchie explique la colère d’une frange importante de la population bretonne. Christian Troadec, avec d’autres, prend la tête du mouvement des Bonnets Rouges, en référence à la révolte de 1675. Quelques mois plus tard la ministre de l’Ecologie, annonce la suspension d’une taxe aux vertus écologiques très contestables et dont la gestion était très controversée.

POUR LA CULTURE ET LA DIVERSITÉ TERRITORIALE

En 1992, il lance avec quelques amis le principe d’un festival de musique en Centre-Bretagne, le Festival des Vieilles Charrues. 500 festivaliers se retrouvent à Landeleau pour quelques jours de fête. Ce festival est devenu en 25 ans l’un des plus importants d’Europe et le premier de France tant par la qualité des artistes invités que par le nombre de participants : plus de 250 000 personnes ont fait le déplacement à Carhaix en 2015.

Dès son élection comme maire en 2001, Christian Troadec met en place une commission extra-municipale chargée de définir la politique linguistique de la ville en faveur de la langue bretonne.